Economie:tensions Banque Populaire -Caisse d'Epargne..

Publié le par prg68

Grandes mbanques-et-euros-gral.jpganoeuvres dans le domaine bancaire.....euro.png
et des informations sur l'entrée de capitaux Koweitiens dans
celui des Caisses d'Epargnes...
démenti par ces dernières.
Tensions entre les Banques populaires et les Caisses d'épargne sur la gouvernance de Natixis
LE MONDE | 23.10.07 | 14h46  •  Mis à jour le 22.12.07 | 13h51
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Le mariage entre les Caisses d'épargne et les Banques populaires au sein de la banque
d'investissement Natixis,célébré en grande pompe en novembre 2006 comme une alliance
stratégique et durable entre deux grands
réseaux mutualistes, battrait-il de l'aile ?

Dans son édition de mardi 23 octobre, le quotidien économique La Tribune affirme qu'une réflexion
est à l'étude
au sein des Caisses d'épargne, pour vendre Natixis à la Société générale, en échange d'une entrée
des deux groupes mutualistes au capital de la banque présidée par Daniel Bouton. Cette réflexion
serait menée dans le secret, sans que les Banques populaires y soient associées. Natixis est une
société cotée en Bourse, pour un tiers de son capital.

























L'idée d'adosser Natixis à la Société générale a aussitôt été démentie par les Caisses d'épargne,
qui ont récusé "toute évolution du capital de Natixis". Un proche de M. Milhaud, le président du
directoire de la Caisse nationale des Caisses d'épargne, suggérait, à l'appui du propos, qu'un
tel projet priverait la banque du Livret A de la possibilité de constituer un grand groupe bancaire
européen. L'Ecureuil avait déjà démenti, la veille, une information des Echos selon laquelle
M. Milhaud, contesterait à Philippe Dupont la présidence du directoire de Natixis. Un sérieux
accroc dans la gouvernance de la banque d'investissement.

De son côté, interrogée sur les réflexions ayant cours aux Caisses d'épargne, la Société générale
s'en tenait, mardi matin, à un "sans commentaire" sec, tout en faisant comprendre que ledit projet
n'avait pas franchi les portes de la banque.

Les informations parues dans la presse rendent compte d'un climat de grande nervosité aux
Caisses d'épargne. Les récents investissements du groupe mutualiste, très coûteux - dont l
e rapprochement avec le promoteur immobilier Nexity en pleine incertitude sur l'évolution
du marché - suscitent la controverse parmi les patrons de caisses régionales.

AGITATION ET AGACEMENT

En effet, pour stratégiques qu'elles soient, ces opérations ont sérieusement entamé les capitaux
du groupe. La banque du Livret A se trouve aujourd'hui contrainte de chercher activement tous
les moyens de reconstituer ses fonds propres, pour faire face aux exigences réglementaires.
Ce qui passe par la mise en chantier de diverses options stratégiques et notamment, par la
valorisation de l'ensemble des participations de l'Ecureuil.

L'agitation aux Caisses d'épargne suscitait, mardi, des commentaires froids des Banques populaires,
se disant occupées à faire vivre Natixis, un an après sa naissance officielle, en novembre 2006.
Aucun commentaire officiel n'était fait.

Mais une source proche de M. Dupont - celui-ci étant encore dans l'avion le ramenant de
l'assemblée générale du Fonds monétaire international (FMI) - soulignait qu'un rapprochement
entre Natixis et la Société générale "ne constituait pas une hypothèse nécessaire, ni crédible".

Début 2006, soit quelques mois avant la création de Natixis, la Société générale avait évoqué
l'idée d'un rapprochement avec les Banques populaires, alors pertinent dans les métiers de
banque d'investissement, mais l'idée n'avait pas abouti (Le Monde du 18 novembre 2006).
Par ailleurs, faisant peu de cas du démenti des Caisses d'épargne, un responsable des
Banques populaires laissait poindre un certain agacement à voir son partenaire tenter d
e contourner leur pacte d'actionnaires signé en novembre 2006, pour six ans. "Voyons,
l'encre de nos accords est à peine sèche
, commente-t-il, les Caisses d'épargne ne
sont pas seules dans Natixis, elles ne peuvent en disposer comme elles veulent"
.

Par le passé, et à deux reprises, en 2002 et 2006, les Caisses d'épargne ont déjà défrayé
la chronique économique en mettant à mal le pacte d'actionnaires qui les liait à la Caisse d
es dépôts et consignations (CDC), provoquant alors l'irritation de cette dernière.

 
     
     
     
     

La stratégie des Caisses d'épargne inquiète le réseau et les régulateurs

LE MONDE | 30.11.07 | 14h44  •  Mis à jour le 30.11.07 | 14h44
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Huit ans après leur transformation en banques coopératives, les Caisses d'épargne
traversent une passe délicate. Leur situation financière, et notamment leur niveau
de fonds propres (le capital des banques), font l'objet de "la surveillance la plus
attentive de la part du ministère des finances et de la Commission bancaire"
, indique
un proche des autorités de tutelle. "El
les sont dans notre radar"
, confirme-t-on dans l'entourage de la ministre de l'économie,
Christine Lagarde.

Sauvetage du courtier en ligne E*Trade

Le courtier américain en ligne E*Trade, étranglé par la crise des crédits hypothécaires à risques (subprimes), va bénéficier d'un renflouement d'urgence de 2,55 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros) du fonds d'investissement Citadel. Il y a deux semaines, le titre E*Trade avait chuté de près de 60 % en une séance après que le scénario d'une faillite eut été évoqué. Le groupe a également annoncé jeudi le départ immédiat de son directeur général Mitchell Caplan. Ce dernier dirigeait depuis 2003 la société, au départ spécialisée dans les placements pour les petits porteurs, puis tournée vers des investissements plus risqués, dont ceux liés aux prêts "subprimes". - (AFP.)

Les difficultés des Caisses d'épargne sont la conséquence de la crise
des subprimes -
ces crédits immobiliers
américains à risques -
pour la société CIFG,
une filiale aux Etats-Unis
de Natixis, cette banque
d'investissement créée i
l y a un an par l'Ecureuil et
les Banques populaires.

Malmenée par la crise et
placée sous surveillance
des agences de notation,
CIFG a dû être recapitalisée
à parité par ses deux grands
actionnaires, le 22 novembre.






Cette opération a coûté, à ce
jour, 750 millions de dollars
(500 millions d'euros)
aux Caisses d'épargne - et autant
aux Banques
populaires. Mais en raison des incertitudes
sur l'ampleur de la crise,
l'addition pourrait être plus élevée,
comme le suggèrent les délibérations
du 22 novembre de la Caisse nationale
desCaisses d'épargne (CNCE),
l'organe de tête du groupe coopératif.

"PRÉCAUTION JURIDIQUE"

Le texte adopté par les dirigeants du groupe entérine "la mise en place de concours et-ou de
garanties
(pour CIFG) à hauteur d'un montant de 750 millions à 1,5 milliard de dollars, sans
que ce montant puisse excéder 1,5 milliard de dollars pour le groupe Caisses d'épargne,
à parité avec la Banque fédérale des Banques populaires"
. L'addition pourrait donc doubler.

Cette perspective suscite l'émoi parmi les patrons de caisses régionales qui ne contestent pas
la nécessité de recapitaliser CIFG mais s'inquiètent des risques supportés.

L'impact de la crise financière - un problème commun aux banques - n'est pas seul en cause.
La politique d'acquisitions multiples au cours des derniers mois, des opérations pour le moment
infructueuses (avec le promoteur i
mmobilier Nexity et le courtier Meilleurtaux.com, etc.), est jugée sévèrement. D'autant que
la stratégie de fusions des caisses régionales, une priorité, coûte cher avant de se traduire
par des économies d'échelle. "Il faut désormais que nous prêtions une importance accrue
à chaque euro dépensé"
, affirme un patron régional.

Du côté de la CNCE, le discours se veut rassurant. S'agissant de la fourchette prévue pour
la recapitalisation de CIFG, dont la limite haute est de 1 milliard d'euros, le groupe explique
qu'il s'agit d'une "précaution juridique". Un proche du dossier souligne même que s'il fallait
injecter davantage d'argent dans la filiale américaine, un nouveau conseil serait convoqué.

A ce jour, insiste la banque coopérative, aucune perte n'est constatée chez CIFG et le
montant de la recapitalisation paraît suffisant, comme l'estime d'ailleurs l'agence de
notation financière Fitch.

S'agissant de l'attention portée par les pouvoirs publics au groupe et à ses problèmes
de fonds propres, un proche de la direction estime qu'"il est normal que Bercy se préoccupe
de la situation des groupes bancaires français face à la crise financière, comme le fait
de son côté la Commission bancaire, mais nos fondamentaux économiques solides nous
permettent d'envisager la situation avec sérénité".

Avec 20 milliards d'euros de fonds propres, un ratio de fonds propres réglementaires
de 8,7 %, "plus élevé que beaucoup de ses concurrents", note l'Ecureuil, et des
profits qui devraient être conformes aux prévisions pour 2007, le groupe s'estime
suffisamment armé pour faire face à ses difficultés.

Anne Michel

INFOS CAPITAUX KOWEITIENS DANS LES CAISSES D'EPARGNE
Fragilisées par une politique d'acquisitions multiples et onéreuses depuis deux ans, qui a sévèrement entamé
leurs fonds propres, les
Caisses d'épargne
se mettent en quête de capital supplémentaire.

Selon nos informations, une réflexion est engagée au plus haut niveau de la banque coopérative pour ouvrir
le capital de la Caisse
nationale des Caisses d'épargne, la structure de tête du groupe, à un actionnaire extérieur, à hauteur de 5 %
à 10 %. Cette opération,
encore à l'état de projet, ne serait toutefois pas envisagée avant 2008.

 


CHRONOLOGIE

17 novembre 2006. Naissance de Natixis, née de la fusion des activités de banque d'investissement des Caisses d'épargne (Ixis) et des Banques populaires (Natexis). Pour y parvenir, l'Ecureuil débourse 7 milliards d'euros pour que la Caisse des dépôts sorte de son capital.

7 juin 2007. Les Caisses d'épargne se rapprochent de Nexity. L'Ecureuil prend une participation de 38 %, en contrepartie d'apports de plusieurs filiales des Caisses d'épargne : 25 % du Crédit foncier, 32 % de la foncière Eurosic, et 100 % de l'administrateur de biens Gestrim Lamy. Depuis, le titre Nexity s'est effondré en Bourse.

21 septembre 2007. L'Ecureuil rachète 50,14 % du courtier de crédit immobilier en ligne Meilleurtaux pour 70 millions d'euros.


























Une hypothèse défendue par plusieurs banquiers d'affaires, détonante, vise à faire entrer
le fonds d'Etat du Koweït, le Kuwait
Investment Authority (KIA), dans la Caisse nationale des Caisses d'épargne. Ce fonds
d'investissement souverain est connu des
Caisses d'épargne, puisqu'il est actionnaire de la Banque tuniso-koweïtienne (BTK),
dont l'Ecureuil a acquis 60 % en octobre.

Ces informations sont démenties par les Caisses d'épargne. Interrogé vendredi 21
décembre, le groupe affirme "qu'aucun projet
d'ouverture du capital n'est à l'étude et qu'aucune discussion n'est engagée avec
le fonds du Koweït"
. Cependant, plusieurs
dirigeants du groupe, en privé, affirment que ces hypothèses ont bel et bien été
évoquées, lors de réunions stratégiques
de l'état-major, organisées du lundi 17 au jeudi 20 décembre.

VIVES RÉTICENCES EN INTERNE

Selon ces sources, Charles Milhaud et Nicolas Mérindol, respectivement président
du directoire et directeur général de la
Caisse nationale des Caisses d'épargne, auraient présenté l'ouverture du capital de
la Caisse nationale comme une
hypothèse, parmi d'autres, "dans une grande boîte à outils" à la disposition du groupe
pour conforter ses fonds propres.

Une autre hypothèse, explique un patron de caisse régionale, serait de faire remonter,
à la Caisse nationale des capitaux
des caisses régionales, qui en sont les actionnaires.

Si la banque ne s'estime pas aux abois d'un point de vue financier, elle pense
cependant qu'il lui sera nécessaire de
trouver des capitaux au premier trimestre 2008, pour poursuivre dans de bonnes
conditions sa politique d'investissement.

Les Caisses d'épargne craignent notamment de ne pas être tout à fait en mesure,
à cette échéance, de respecter le niveau
de fonds propres qu'exige d'elle la Commission bancaire, l'autorité de tutelle des banques.

En revanche, en dépit de l'impact de la crise des subprimes sur la situation financière
de Natixis, la filiale commune à
l'Ecureuil et aux Banques populaires, spécialisée dans la banque d'investissement,
la clôture des comptes de 2007 ne
devrait pas poser de problème. Comme les autres banques françaises, qui peinent

à se refinancer dans un contexte
d'incertitude sur l'ampleur de la crise, les Caisses d'épargne se trouvent soulagées,
pour terminer l'année, par
l'intervention de la Banque centrale européenne (BCE). L'autorité monétaire européenne
vient d'injecter un volume
record de liquidités sur le marché interbancaire.

L'idée d'un partenariat possible avec le fonds d'Etat du Koweït, qui dispose d'une force de
frappe financière de
250 milliards de dollars (174 milliards d'euros), est à peine esquissée, qu'elle suscite déjà
de vives réticences en interne.

" C'est une idée de banquiers d'affaires, qui ont d'autres scénarios à l'esprit, comme de
solliciter la Caissedes dépôts du Québec. Elle n'a aucune chance de passer auprès des patrons
de caisses régionales, qui
sont farouchement attachés à leur identité et à leur indépendance"
, commente un dirigeant.
Un autre met
en doute la viabilité financière d'un tel projet : "Quel intérêt aurait un tel fonds d'investissement
d'entrer
dans le capital d'une structure coopérative qui n'est pas cotée en Bourse et dont la gouvernance
est verrouillée ?
"

Depuis quelques semaines, l'appétit des fonds souverains des pays émergents pour le secteur de
la finance ne sedément pas. Gorgés de pétrodollars et des revenus générés par la croissance
rapide de leurs économies - de l'argent
qu'ils investissent dans des secteurs stratégiques de l'économie -, ces fonds volent au secours
des banques fragilisées par la crise des subprimes. Ils profitent de cette opportunité pour
acquérir des prises de participation significatives
dans les établissements financiers.

Excepté l'UBS en Suisse, dans laquelle est entré le fonds du gouvernement de
Singapour (GIC), ce mouvement est resté, à ce jour, circonscrit aux banques
américaines comme Citigroup (Abu Dhabi), Morgan Stanley
(China Investment Corp), et bientôt peut-être Merrill Lynch (Singapour).

Anne Michel LE MONDE

Publié dans Economie française

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