Université d'été 2008 du Parti Socialiste, La Rochelle.

Publié le par prg68

Un article de Libération qui pose bien le problème du
Parti socialiste version Hollande.
Nul doute qu'un Parti socialiste dirigé par Bertrand Delanoé ne serait plus celui qui s'est englué dans ses luttes fratricides avec la coupable participation de François Hollande qui n'a rien su faire  contre cette dérive suicidaire et pire peut-être.....qui l'a encouragé.

LIBE:
"Le PS s'installe dans la défiance" Télécharger la Une en PDF ( )>>

Ala veille de l’université de La Rochelle, les Français ont du mal à entendre et comprendre le PS. Trop de leaders, pas assez de solutions concrètes, pas de projet : entre socialistes et électeurs, l’incompréhension est patente.

Réalisée avant l’officialisation de la candidature de Bertrand Delanoë au poste de premier secrétaire, l’enquête Viavoice pour Libération (1) montre que le maire de Paris creuse la distance avec ses concurrents, et en premier lieu avec Ségolène Royal. Tant auprès de l’ensemble des Français (28 %) qu’auprès de sympathisants de gauche (26 %) ou des sympathisants socialistes (30 %), il est perçu comme le meilleur successeur possible à François Hollande (2). Dans ces trois catégories, il devance la présidente de Poitou-Charentes qui recueille respectivement 18 %, 25 % et 24 %.

«Fratricide». A titre de comparaison, au mois de mars (sur la base d’une liste de personnalités partiellement différente, testées par LH2 pour Libération), Bertrand Delanoë recueillait 21 % des citations de l’ensemble de l’échantillon, 23 % auprès des sympathisants de gauche, 24 % auprès des sympathisants socialistes. Ségolène Royal obtenait alors 17 %, 24 % et 24 %. Le maire de la capitale réalise ses meilleurs scores auprès des personnes ayant 65 ans et plus (30 %, contre 12 % pour Ségolène Royal), auprès des cadres (28 % contre 9 %), et auprès des sympathisants de droite (33 % contre 8 %). L’ex-candidate à la présidentielle, elle, recueille ses meilleurs appuis auprès des 18-24 ans (32 % contre 26 % pour Delanoë) et des ouvriers (27 % contre 25 %). Loin derrière viennent Martine Aubry (qui ne s’est pas déclarée candidate) et Pierre Moscovici (officiellement sur les rangs).

Les «rivalités fratricides» qui «minent» le PS, selon l’expression de François Miquet-Marty, directeur des études chez Viavoice, sont perçues comme telles par les Français (à 61 %) et pire par les sympathisants socialistes (64 %). Et cette «balkanisation» du PS ne devrait pas s’atténuer à l’approche du congrès de Reims, en novembre.

Carence. Mais il n’y a pas que le déficit de leadership (ou son trop-plein) qui rebute les Français : ils reprochent aussi au PS son absence de solutions concrètes (31 %) et sa carence en terme de projet global (30 %). Sans leader, sans stratégie (avec le reste de la gauche émiettée ou avec le Modem ?), sans projet, le PS se retrouve dans les pires conditions pour (re)conquérir le pouvoir. Et ce n’est pas ce que les Français entrevoient comme un atout - son ancrage local - qui peut le rassurer : cette implantation dans les villes, les départements et les régions, apparaît en creux, comme une carence dans le registre national.

Ainsi, conclut François Miquet-Marty, «par le simple jeu de ses procédures, le Parti socialiste entretient durablement son propre discrédit auprès d’une opinion publique qui ne comprend plus ses difficultés à surmonter ses concurrences internes et à substituer à ses préoccupations égocentrées, une plus grande attention aux Français, et une plus forte opposition au pouvoir».

Vendredi 29 août 2008
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Publié dans Presse écrite et web

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