Déclaration de Jean-Michel Baylet du 12 juillet 2006

Publié le par prg68

PARIS, 12 juil 2006 (AFP) - Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), a affirmé mercredi que son parti renoncerait à présenter un candidat à la présidentielle de 2007 si le PS trouvait une formule pour "rassembler la gauche".
"Il est légitime que dans une élection présidentielle, qui est une élection majeure, nous nous battions sous notre propre drapeau et portions nos propres valeurs", a affirmé Baylet sur la chaîne LCI, en rappelant que son parti disposait de plusieurs présidentiables: Christiane Taubira (candidate en 2002), l'ancien ministre Bernard Tapie ou encore lui-même.
Mais, a-t-il ajouté, si avec le Parti socialiste "on arrive à trouver une formule pour rassembler, il est très possible que nous reconsidérions notre position".
"La victoire de la gauche et les intérêts de la France passent avant notre propre approche partisane", a réitéré M. Baylet qui a appelé les socialistes à être "moins hégémoniques" et "à prendre des initiatives pour rassembler". La proposition du PRG de primaires à gauche n'a "pas reçu de réponse" du PS, a regretté son président.
M. Baylet, qui vient de conclure un accord sur les législatives avec le PS, a souligné qu'il continuait les "discussions" avec les socialistes en vue de 2007, mais, a-t-il prévenu, "le temps presse" et "il faut qu'avant la fin du mois de septembre tout soit bouclé". Il a rappelé que son parti doit décider de sa stratégie présidentielle lors de son Congrès des 22 et 23 octobre.
Une candidature commune "devra être portée par une plateforme programmatique qui nous réunirait", a ajouté le président du PRG qui a rappelé ses points de divergences avec le projet du PS: "la renationalisation d'EDF, les 35 heures et la question européenne". "Il faudra que tout le monde fasse des concessions", selon lui.
Comme il était interrogé sur la popularité de Ségolène Royal, M. Baylet a souligné que la présidente de Poitou-Charentes "incarne ce qu'attendent les Français" en terme de "renouveau et de féminisation de la vie politique". Mais, "je ne veux pas choisir entre les candidats socialistes", a-t-il lancé.

Publié dans Actualité

Commenter cet article